L’ avenir n’ est pas totalement imprévisible. Les réalités d’ aujourd’hui annoncent la suite. Mais qui veut bien les voir, lors qu’ elles contredisent le « consensus » ambiant ? Cassandre a toujours politiquement tort. Une belle carrière se fait aussi par la soumission aux règles, dont la 1ère est d’ approuver les idées du chef . Et tous les chefs ne prennent pas modèle sur Churchill. Ils préfèrent bêler la vieille chanson de 1937: « tout va très bien, Madame la Marquise… ». C’est plus utile pour les élections. C’est vrai aussi dans les grandes organisations.
Ici, nous n’avons pas cette contrainte de la politique maison ni du « sell side ». Notre rôle,dans la gestion des avoirs de nos clients, est de crier au fou et au risque alors que tout le monde s’ accorde pour dire le contraire. Vous trouverez la pensée unique dans tous les media; elle s’ assimile à de la propagande.
Notre but: la réflexion. Elle peut se tromper, mais elle s’ appuie sur des faits que chacun peut vérifier. Et 2+2 finissent pas faire 4. …
Quelques faits de 2011 à analyser pour en comprendre les conséquences: paniques boursières à répétition, marchés obligataires en perdition, fermeture des marchés interbancaires, gouvernements démocratiques remplacés par celui de technocrates et manifestations de masses vaines et désespérées, profits gigantesque de la sphère financière, chômage massif dans la zone € (sauf en Allemagne), et aux USA . Enfin rôle de décideur pris par la zone Asie Pacifique contre le monde Atlantique dans les grandes affaires économiques.
Relisez nos posts de 2011. Sur l’ horizon de gestion d’une fortune privée, nous demeurons négatifs, comme fin 2010. Mais il peut y avoir des aller/retours fructueux quand les marchés s’ affolent. Car ses propres forces de rappel vont permettre de faire un profit rapide à court terme. Pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas s’y risquer, l’ abstention est quand même une sage solution.
Pour faire une synthèse: il y a pléthore de bonnes nouvelles fondamentales. Enfin. Mais la cure sera pénible.
1ère bonne nouvelle : la prise de conscience par les peuples européens de la crise financière. Mais peut-être pas encore en France.
Surendettements public et privé, frais financiers ruineux, méfiance des prêteurs asiatiques et Moyen orient devant nos demandes de prêts nouveaux, hausse des taux par une prime de risque. Ce n ‘était pas nouveau mais politiquement incorrect; » il ne fallait pas le dire ! ». D’ excellents professionnels le clamaient à leurs risques et périls depuis longtemps. Tel Mr. Pébereau ou notre Premier ministre. Ils demandaient le retour à l’ équilibre du budget de fonctionnement des Etats. Ainsi que le contrôle du crédit bancaire depuis 2006 et le début de la débâcle financière US avec Bear Stearns et d’ autres. Débâcle cachée par la Fed qui n’ était pas encore obligée de publier ses interventions (on ne les a connues qu’ en 2011 !) . Bonne nouvelle: les peuples de l’ Europe ont accepté la remise en ordre. Mauvaise nouvelle: il faudra attendre les élections US pour que les américains en fassent autant. Entre temps, risque de panique sur le $ et les marchés.
En Europe tout le monde sait que la situation est intenable. Sauf chez nous ? Le rejet éventuel du Président sortant ammènerait au pouvoir des politiciens qui n’ ont clairement pas encore compris. Notre PS national refuse la règle d’or qui conditionne le maintien de l’ Allemagne en zone Euro. Un risque : s’ il gagne, il faudra une grave crise pour l’ y contraindre. Elle sera donc (inutilement) coûteuse. Son schéma a été traçé par les malheurs des PIIGS: refus des prêteurs de financer le déficit public, hausse des taux, banques en déconfiture , retards dans le versement des pensions et salaires publics, manifs désespérées autant que vaines; installation d’un gouvernement de technocrates. Ils se substitueront aux élus qui n’ont pas osé faire face. Pour réduire les déficits publics et le pouvoir des lobbyes. On aura perdu du temps et de l’ argent pour rien. Avec risque imprévisible d’extrémistes comme lorsque Mr. Chevènement réclamait notre sortie du Marché Commun en 1983 après 40% de dévaluation/DM en 18 mois .
Le risque français est donc supérieur à celui des autres pays de la zone Euro; déjà EDF et Areva sont dégradées. On y verra plus clair après Avril.
2 : Fonds propres des banques reconstitués par leurs clients.
Les refinancements apportés par la BCE la semaine dernière leur permettent d’ emprunter à 1% (et bientôt moins ?) pour reprèter à 4 ou 5. Sur plusieurs centaines de milliards d’ € : le calcul de leurs profits est vite fait. Elles les porteront en fonds propres et se hisseront ainsi au niveau requis par les accords de Bâle. Le consommateur paiera et non pas le contribuable comme dans l’ urgence de 2008. C’est politiquement plus correct. Mais le résultat est en vue. Bonne nouvelle. La crise financière se résorbe.
3 : Nous l’avons indiqué dans notre post du 18 Avril: les vrais décideurs US ont été sauvés de la déconfiture par la Fed (leur filiale), et par les QE . Il s’ agissait surtout de Wall Street et de la sphère financière. Certes aucun dirigeant n’ a été inquiété (au contraire de l’ époque Reagan qui a mis en prison un millier de dirigeants de banques et de caisses d’épargne en 1984). Mais le résultat est là. Aucune grosse banque ne sautera. Donc plus de raisons de paniquer. D’ailleurs l’ or baisse fortement et son analyse technique est franchement négative pour les prochains mois. Bonne nouvelle.
4 : Même si la méfiance mutuelle des banques les empêche de se prêter au marché monétaire, ces refinancements de la Fed et de la BCE assurent le retour à une liquidité normale pour les gros. Bien sur, l’ inflation suivra. Mais elle est désirée pour amoindrir le stock de dettes publiques. Pour les privés, ils épargnent: c’est la bonne résolution de l’ année à New York d’ après Bloomberg (www.bloomberg.com)de ce jour ! Bonne nouvelle.
Il faudra encore du temps pour que ces bonnes nouvelles produisent leurs effets. Le retour à la raison financière entraînera inévitablement des réajustements douloureux. Ex: l’ arrêt des financements publics d’ associations plus ou moins bidonnées dans les banlieues ( la masse déversée pour y maintenir le calme a été soulignée par la Cour des comptes), va faire disparaître des emplois. C’est la destruction créatrice de Schumpeter. Ne plus l’ entraver est positif, mais pas immédiat.
Les profits des entreprises locales, sauf bancaires risquent de souffrir de la baisse de la consommation qui suivra inévitablement. Mais elle n’ est pas aussi grave qu’ on ne devrait l’ anticiper si on en croit les chiffres Grecs publiés ce jour: seulement 5% de baisse. Inespéré, et qui montre que la corruption (les revenus au noir) était assez élevée pour pallier la baisse des dépenses publiques. Sommes nous en France, plus vertueux ?
Et les profits de nos multinationales demeureront boostés par l’ Asie, sauf si les bilans des banques chinoises sont aussi truqués que ceux du Japon en 1989. Et avec eux les taux de croissance officiels. De grands professionnels le disent déjà. La conséquence en serait le retour de la Chine au réalisme … et à au respect des autres. Et un ralentissement mondial que rien, à part ça, n’ annonce puisque 2011 se termine sur le chiffre historique de la croissance moyenne depuis 1815 dans le monde industriel : 3% par an . Permanence de l’ histoire….
Dans tous les cas, c‘est l’ inflation qui démarrera dès que le poids des dettes se fera moins pressant. Comme toujours. Et ce sera une bonne nouvelle financière. Raison de plus pour ne pas acheter de titres à revenu fixe. Et de rester sur les titres industriels de fort rendement. Seule une fiscalité accrue les handicapera. Ce n’ est pas encore sur.
Comme prévu pour nos clients, il y avait un peu de place pour monter. Le CAC a frôlé 3250, résistance vue par tous les chartistes. Pour améliorer les performances des portefeuilles- et les bonus des gérants – de fin d’année, le trading automatique pourrait le pousser vers 3400. Même situation sur les autres marchés. L’optimisme pourrait tenir pendant la 1ère quinzaine de Janvier . Mais cette même analyse chartiste annonce la baisse au delà. Car les marchés demeurent en « baisse séculaire », c’est à dire n’ont pas fini de reculer après leur hausse séculaire depuis 1976 jusqu’à 2007. Notre analyse demeure: 10 ans de bear market à partir de 2007 et un nouveau retour sur les plus bas de 2009, ou pire.
Pourquoi ? Alors que nos media claironnent la victoire de l’ Europe? Et que l’ Allemagne est désormais dans le même collimateur des agences de notation que les USA la France et les autres ? Sans aucun effet sur leurs écarts de taux ?
Le déferlement de propagande dans une négociation internationale rend le raisonnement difficile. Ce jour un officiel allemand déclare son pessimisme. Bras de fer de dernière minute pour préparer le prochain sommet de l’ UE ? On va probablement y annoncer quelque chose de non négligeable. L’ € sera « sauvé » à nouveau. Les PIIGS ne pèsent pas assez dans le jeu pour éviter la cure d’honnêteté politique qui les modernisera par rapport à l’ Europe du nord ( hier en 1860, même scénario pour l’ Italie du sud obligée de faire quelques progrès après l’unification …) . C’est l’intérêt de tous que l’ € ne flanche pas: la mise hors jeu des 400 millions de consommateurs et investisseurs d’Europe aurait des effets négatifs pour les USA et la zone Asie/Pacifique. Il faut donc le protéger. Mr. Ch. Gave, dans son livre et dans son interview sur BFM (podcast au 06/12, 9h) néglige ce facteur: un € solide permet aux USA une dévaluation compétitive pour rétablir leur activité par l’ export. Comme toujours. Sinon, il ne leur restera que la guerre ( cf. notre post: « un cygne noir » ) pour que tout change sans que rien ne change. Le ministre US du Trésor achève une tournée en Europe pour y veiller.
Un succès à Bruxelles permettra peut-être une dernière hausse sur les marchés.
Mais la récession continue, et avec elle la déflation des actifs et de l’activité. Le monde atlantique demeure étranglé par sa dette. Les privés remboursent de leur mieux au détriment de la consommation . Les Etats européens commencent seulement à vouloir rétablir leurs budgets. Les USA sont en plein blocage politique sans volonté d’en sortir. Il y a 10 ans de surendettement à résorber. La reprise n’aura pas lieu avant d’avoir retrouvé de l’ aisance. C’est le Ba ba de la science économique (la destruction créatrice de Schumpeter). Aucun QE aux USA ou en Europe n’y changera rien. Les incantations à la relance valent celles des sorciers faiseurs de pluie. C’est vrai qu’elle finira par tomber…. plus tard.
Conséquence : Une hausse serait l’ occasion de faire des liquidités avant la prochaine chute. Pour investir 25 à 35% plus bas sur les indices. Sauf cas particulier de gros rendements très supérieurs à celui des emprunts d’ Etat dont la qualité, sur les marchés, ne vaut déjà plus celle des grandes multinationales. Ce sont les secteurs de refuge. Car on ne peut pas exclure la folie d’un gouvernement pressé de gagner des élections ou de résorber une crise sociale par la fuite en avant. Comme dans la période 1920/1940. Les peuples ont déjà oublié que leurs économies furent sauvées quand elles étaient investies en actions Royal Dutch ou IBM, Total ou St Gobain et surtout pas en fonds d’ Etat... Leurs variations à court terme relèvent désormais du mouvement brownien.
Le cygne noir, c’est l évènement imprévu et catastrophique qui affole les responsables et détraque les marchés. Exemples récents: la faillite Lehman, celle de la Grèce, un tsunami. Mais aussi la guerre quand les opinions publiques ne l’ont pas vue venir. Ce qui ne veut pas dire que les Etats ne l’ avaient pas préparée. Pearl Harbour fut-il vraiment une surprise, alors que les USA avaient mis le Japon sous embargo pétrolier en janvier 1941 ? Le rapport de l’ Agence AIEA annonce quelque chose de nouveau et d’ incalculable.
Notre propos n’ est pas de faire de la stratégie. Ni du commentaire politique. Mais seulement de protéger nos avoirs. Nous sommes certains, depuis 2 ans (et même depuis Août 2007) , que le monde Atlantique est en dépression/récession . Elle est désormais confirmée par les « officiels« . Cette dépression devrait se terminer normalement vers 2015. Mais les opinions publiques s’impatientent, et les puissants de ce monde ne veulent pas se remettre en cause. Ils pourraient envisager un coup de poker. Le plus classique, comme avec les militaires Grecs ou argentins contestés par leurs peuples: une guerre.
Une guerre en Iran serait un cygne noir. Car on en parle depuis des années sans y croire. Mais l’ AIEA n’ a pas sorti son rapport innoçement. Et tout à coup, une guerre engagée par Israël avec le soutien exprès ou forcé des USA devient une hypothèse. Cohérente avec la tradition de la diplomatie anglo-saxonne (comme disait De Gaulle). Celle de détourner l’ attention de leurs peuples des problèmes internes en organisant une diversion militaire. Celle-ci oblige à l’ union nationale, empêche de demander des comptes aux responsables du marasme et des abus de la finance. Elle peut même permettre les réformes que les rivalités politiques bloquaient.
Cygne noir parce qu’une guerre en Iran serait ingagnable. Ce n’est pas la Libye ou un Irak artificiels et tribaux, constitués il y a seulement 3 générations par les alliés pour remplacer les Ottomans. La Perse est une nation. En 2000 ans , aucun empire n’ en est jamais venu à bout. Romains, Byzantins, Turcs, Anglais, Russes s’y sont cassés les dents. Les USA avec le renversement du Shah se sont tiré une balle dans le pied. Seul Alexandre… mais son empire a duré l’ espace de sa courte vie.
Pour nos placements, ce serait un choc. Une guerre aux résultats imprévisibles, qui soudera la population locale autour de son régime religieux, avec attentats façon rue Marbeuf ? L’Irak en a déjà fait les frais en 1980. L‘issue en serait lointaine.
Pour les financiers américains, pendant ce temps, on ne parlerait plus du $ ni des banques à problèmes ( BOFA ?). L’incertitude sur l’ € a refait des bons du Trésor US une valeur refuge. Injustifiée car ses chiffres sont aussi désastreux que ceux des PIIGS; sa dégradation par les agences de rating est en cours. Dès que de nouveaux dirigeants européens auront remis de l’ ordre dans les budgets nationaux, l’ € redeviendra une monnaie forte. C’est commencé. Et le $ entre dans le collimateur.Forts remous en perspective. On comprend que la Chine et la Russie ne veuillent pas d’une guerre de diversion ! Qui retarderait le rééquilibrage monétaire international au sein du FMI, nécessaire pour succéder à Bretton Woods. Mais qui, plus surement, ruinerait l’ économie et le statut des USA dans le monde. Plus que le Viet Nam, cette guerre inutile disait Mr. Mac Namara. Car il n’y a plus d’équilibre de la terreur pour la limiter localement.
Ce n’ est pas seulement le cygne qui serait noir.
Et les analyses techniques montrent un « épaule-tête-épaule » à Paris qui précipiterait le CAC vers les 2600 annoncés ici depuis 2 ans. Et déjà approchés 2 fois . Y-a -t-il des initiés à des développements nouveaux ?
Depuis 2 ans, notre thème principal: dépression boursière et économique. Même si leurs cycles ne coïncident pas . Les marchés anticipent toujours. La dépression devrait se terminer vers 2015/2016 selon l’ expérience séculaire décrite par les grands économistes depuis Kondratieff et Juglar jusqu’aux prix Nobel d’aujourd’hui. Une dépression dure le tiers de la durée de la croissance séculaire précédente (de 1976 à 2001, prolongée jusqu’à 2007 par les excès du crédit de 2002, voir nos posts précédents) . Pendant ce temps, stagnation du niveau de vie et chômage en Europe et aux USA. Et les peuples râlent au risque de faire des émeutes ( car quelle révolution, dès lors qu’il n’ y a plus d’idéologie appropriée ? , les têtes changeront, voilà tout).
En conséquence, nos portefeuilles ne contiennent que des actions de grandes sociétés aux bilans assainis, voire très liquides, et des valeurs d’intérêt local , les 2 avec de gros rendements.
Question ce jour: la crise de l’ € peut-elle modifier ces cycles ? Ou même aggraver la situation de l’ économie et retarder la sortie de la crise ? Et justifier une révision de notre stratégie vers plus de liquidités et des titres à revenu fixe mais très faible ?
Réponse: probablement non. Le bruit et l’agitation autour des malheurs de la Grèce et des inquiétudes sur l’ Italie sont des nuages de fumée pour occuper les opinions publiques en attendant la reprise à l’ échéance ci-dessus.
Analyse: la rivalité est vive entre les deux bords de l’ Atlantique, et on ne se fait pas de cadeaux. Or les USA ont deux problèmes :
1 : La suprématie du $ est menacée par l’ émergence du yen et de l’ € . Or c’est le rôle du $ comme étalon international depuis 1942 ( sinon 1918…) qui garantit aux USA le financement de leur appareil militaire mondial, et leur protectorat universel, ou presque. Pour le profit de leurs grandes sociétés. et (parfois) de leurs actionnaires.
2 : Le système politique américain est en crise ; il peine se réformer . Le complexe militaro-industriel est plus coûteux que jamais alors qu’il n’y a plus d’ennemi agressif ; la vie politique est clairement aux mains des grandes banques dont les « contributions électorales » dépassent les records. Il n’ y a pas eu d’amélioration du niveau de vie depuis 11 ans, seule l’abondance de crédits a permis l’illusion de la richesse. La conséquence en est que les budgets publics sont en situation pire que ceux de l’ Europe. Seule une inflation massive permettra d’apurer une partie des dettes publiques, cependant que le consommateur privé se serre la ceinture pour épargner et rembourser les siennes.
Enfoncer l’ Europe est donc une fuite en avant, car elle ne résoud aucun de leurs problèmes, mais politiquement avantageuse.
Les medias, les partis d’opposition , l’ inquiétude bien légitime des salariés du secteur privé: toute cette agitation en Europe , et la paranoïa qui va avec. Cela pourrait déboucher sur une remise en cause de l’ € et un affaiblissement de l’ Europe. C’est l’ intérêt de la classe au pouvoir aux USA. Et donc l’ objet de sa diplomatie. On comprend que la Chine ne veuille pas s’en mêler.
Mais pour nos placements, les fondamentaux demeurent. On s’approche de la fin du cycle baissier séculaire. De nouvelles grandes entreprises européennes se sont révélées leaders mondiaux : ce matin, c’ est Sanofi qui devient n° 1 mondial de la pharmacie. BNP révèle un bilan solide malgré 100% de provision sur la Grèce et en ayant réduit ses créances sur l’ Italie . EADS ou Siemens ou Alcatel passent avant leurs concurrents US sur les marchés asiatiques. Ce sont des signes qu’ au delà de la fumée médiatique/politique, la vie continue. Les vrais rapports de force se révèlent. La décision de ce jour prise par Allemagne et France de choisir l’ € contre la Grèce est donc une bonne nouvelle.
Donc, il faut garder et même racheter des titres de grandes entreprises internationales, leaders sur leurs marchés; et ceux qui distribuent de gros dividendes bien assurés pour plusieurs années.
Un nouveau krach dû à la sortie de la Grèce ? c’est la diplomatie US qui l’ avait imposée, comme elle a tenté de faire entrer la Turquie ou l’ Ukraine, et les tribus d’ Europe centrale ces jours-ci. Ce serait une simplification pour l’ Europe. En bourse, ce krach serait une belle occasion pour se renforcer à très bon compte. Quand la fin de la dépression sera en vue, les cours flamberont .
Il semble que c’est le message des marchés ce jour …
Une bourse politique: c’est la situation la plus compliquée à gérer pour nos clients. Car elle échappe à la rationalité. Le PS négocie l’ appui des écologistes en acceptant de « remettre en cause » l’industrie nucléaire. Le retrait de leur candidat contre une trentaine de circonscriptions garanties à gauche. Même situation en Belgique où les partis se mettraient d’accord sur le partage du pouvoir en échange de la fermeture de centrales nucléaires. Aucune solution alternative n’est évoquée. De quoi dissuader les grandes gestions étrangères.
Contrairement à notre rôle, il faut donc faire intervenir la politique dans notre appréciation. En se rappelant que la bourse de Paris plongea de 35% avant de pouvoir coter à la victoire de Mr. Mitterand, puis connut une vive progression quand le nouveau pouvoir commença à comprendre les réalités de l’ économie et du plein emploi.
L’exploitation des peurs et passions populaires n’a rien de nouveau: on a connu les processions de l’ ancien régime contre la peste ou la famine, la persécution/expulsion des Juifs ou des protestant; hier les manifs contre l’impérialisme, ou la réforme des retraites. Mais il peut en sortir des lois qui bloquent la croissance. Ex: les lois Méline, ou le protectionnisme des années 30. La remise en cause de l’ industrie nucléaire coûterait de nombreux emplois et une perte de compétitivité ( de l’ électricité bon marché et exportée) pour notre industrie. Un désastre. Ce n’est pourtant pas plus absurde que le refus du moteur dans l’armée française de 1939… , ou les nationalisations de 1981. Puisque ça s’est vu, ce n’est pas impossible.
Notre campagne électorale ne fait que commencer. A terme de quelques semaines,il y a a probabilité de bonnes nouvelles: l’analyse technique continue à prévoir une hausse des cours dans le monde et à Paris. Et le G20 devrait confirmer la soumission de l’ Europe aux exigences du FMI . Celui-ci sera le vecteur du sauvetage pour l’ aide des émergents. En contrepartie, il faudra accepter la concurrence asiatique sans règles, et continuer à remettre de l’ordre dans nos finances. Pas de reprise en vue . Mais le soulagement à court terme devrait être suffisant pour jouer une hausse . Les grandes financières du CAC seront favorisées par la petite recapitalisation prévue en accord avec la BCE. Elle ne sera que de l’ ordre d’une année de bénéfices. Les investisseurs étrangers ne croiront pas tout de suite à un risque politique sur toute la filière industrielle liée à l’ énergie , Schneider, Alstom, EDF, Areva , qui pèsent lourd. Notre objectif sur le CAC reste donc limité vers 3600. A ce niveau, on avisera. Il est probable que certains poids lourds s’organiseront pour filialiser leurs activités à l’ étranger, comme Paribas en 1981.
L’accord de Bruxelles est acquis dans un scénario de bruit à usage médiatique. Comme toujours en Europe, il faut du drame pour faire avancer les choses (rappelons nous la politique de la chaise vide par De Gaulle en 1963). Nous l’avions prévu dès la semaines dernière.
Pour nos placements, c’st une incertitude qui est levée , à terme de quelques semaines ? Car la dépression qui frappe le monde occidental n’est pas finie. L’endettement public et privé demeure trop lourd. Sa baisse est la priorité, plus que jamais. Le FMI et la Chine n’ auront accepté de soutenir cet accord que pour gagner du temps, et dans leur intérêt de créanciers dont le débiteur était en perdition. Avec les hausses d’impôts et des budgets publics moins dispendieux, l’ activité économique ( ce que les media appellent « la croissance ») ne peut pas croître. On sera heureux si elle stagne.
Dans l’ immédiat,c’st le soulagement. Les bourses devraient finir l’ année en beauté. Les financières françaises en tête. Il semble qu’elles sont les moins engagées sur la Grèce, et dans des proportions raisonnables sur les autres PIIGS. En effet la BCE connait surement la réalité de leurs bilans et confirme que leur recapitalisation sera légère. Les dividendes 2011 (à payer en 2012) seront sans doute supprimés. Mais ce sera un inconvénient pour plus tard.
Les multinationales avaient baissé en accord avec les indices où les banques pèsent plus de 30% ( pour le CAC). Elles remontent donc avec elles. Et leurs perspectives à l’export demeurent favorables, avec du cash plein leurs comptes. La récession n’est pas pour demain en Chine ni en Asie….
Conséquence: notre post de la semaine dernière est confirmé: il y a a encore de l’ argent à gagner en étant investi.
Ce blog ne résiste pas au devoir de souligner la déchéance économique et politique de l’ Europe. Par impéritie des dirigeants à commencer par leurs media, et des syndicalistes sauf en Allemagne, il a fallu la menace du bâton et des subsides de l’ Asie et du FMI pour qu’ils fassent leur travail: remettre leurs finances et leurs budgets publics en ordre. Afin de se justifier auprès de leurs opinions publiques désinformées depuis des mois, ce scénario bruyant de la réunion » de la dernière chance » a été mis en place. Ce n’est qu’une habile opération de communication. Mais le fond demeure, avec des dettes dont le coût financier demeure extravagant sans utilité sociale ou industrielle. Surtout en période de récession et de baisse des prix ce qui empêchera de rembourser par l’inflation et la croissance. Des parts de marché bancaire auront été vendues par nos banques pour refinancer leurs bilans, la Chine prend notre place au FMI où les quota seront révisés prochainement à notre détriment. Certes les USA sont désormais dans le collimateur. Le standing du $ n’est pas amélioré par ce renflouement. Et le budget/endettement US va passer au premier plan. Ce n’est pas une consolation : le malheur (prochain) des autres ne nous servira de rien: ce sont les émergents de l’ Asie/Pacifique qui en profiteront. La main passe, comme au 15ème siècle quand elle passa de l’ Italie du Nord et de Venise à la mer du Nord. Et pour la même raison politique.
Raison de plus pour jouer les grandes valeurs qui y travaillent déjà avec succès.
Une nouvelle crise financière globale est donc à venir. Elle justifie notre analyse technique: l’ avalement haussier de ce jour va conduire le CAC vers 3500/3650. Mais la dépression ne se terminera pas avant 2015. Entre temps, il y aura de nouveaux creux lorsque la crise sera plus douloureuse et que les gouvernements ne pourront plus la pallier par des mesures sociales. De plus, les campagnes électorales en cours vont remettre en cause ce qui vient d’être acquis et les marchés reprendront peur. Donc il s’agit d’un bull trap . Le temps que les investisseurs réagissent en changeant leur actuelle vue pessimiste, les premiers acheteurs auront revendu avec profit. Et les derniers entrants seront piégés.
Mais on ne peut pas laisser la clientèle à l’écart de ce mouvement. Notre dernier post le disait déjà. Il est prudent de prendre des risques.
On ne doit pas gérer des portefeuilles dans l’ urgence de l’ actualité. Une stratégie se définit et se suit . La nôtre demeure le fait d’une récession et la nécessité de prioriser le rendement, puisque la croissance n’est pas là. Il faut de bonnes raisons pour changer de stratégie. Une réunion de ministres n’en est pas une …
Il semble, quand même, que la pression des marchés pour un rééquilibrage des budgets publics en Europe soit en train de faire céder les partis politiques. Non seulement par leur dévouement et leur intelligence (qui sont hors de question). Mais aussi par leur peur. Ainsi s’expliquent les excuses immédiates de Mr. Baroin relevées dans notre précédent post, devant le trop gros mensonge sur le quel il a fondé son projet de loi de finances. La dégradation( « prochaine »: c’est une bonne manière car elle est techniquement acquise), du rating de la France qui a été annoncée va coûter tellement cher en intérêts qu’il a du réagir. Même scénario il y a 2 mois en Italie quand la ligue du Nord a menacé de s’allier aux socialistes pour faire dérailler le plan de redressement de Mr. Berlusconi: la BCE n’a plus soutenu les emprunts italiens dont le taux a flambé; le lendemain, chacun revenait à son devoir.
Du coup, il est possible de penser qu’il pourrait sortir quelque chose de ce week end. Un FSEF dimentionné aux limites du problème ? C’est aussi l’ intérêt des banques US qui souffriraient beaucoup d’ une faillite de l’€ et des marchés européens. Le $ entrerait surement dans le collimateur de tous les traders du monde, et son rôle international avec. Même la Chine souffrirait car elle n’a nul intérêt à une crise majeure chez ses clients (surtout que les anglo-saxons sont capables de tout quand ils sont dans l’urgence, disait De Gaulle) . Elle peut même contribuer à une solution via le FMI: on lui dira merci d’y prendre plus de place.
L’ analyse technique des indices et d’abord de ceux des banques montre une tendance à la hausse; le SPII bancaire US est à la limite de casser sa résistance; celui du Nasdaq aussi. Ce jour, les actions du secteur bancaire font mieux que se tenir. Ce sont des signes que de grosses mains anticipent plutôt du positif. Et les grosses mains sont toujours initiées.
Un coup est possible. Il confirmerait l’ analyse graphique qui anticipe un CAC à 3500 au moins . C’est après, qu’ une nouvelle baisse serait probable, dans l’état actuel de l’ analyse, pour piéger les optimistes qui ne croient pas aux grands cycles de l’ économie: la dépression de l’ activité en occident n’est pas terminée tant que l’ endettement n’ est pas revenu sous des limites classiques. Vers 2016 ? Notre stratégie n’ a pas changé.
Entre temps, il peut y avoir de l’ argent à gagner.
Mr. Baroin (notre ministre des finances) reconnait publiquement que le projet de budget de la France pour 2012 est truqué (Nota: l’ auteur de ce blog maîtrise la langue de cour, mais préfère la langue ordinaire). Car fondé sur une prévision de croissance de 1,8% quand la dépression nous donnera au mieux 0% . Comme les salaires de la fonction publique augmenteront de 3% et qu’ils font la moitié des dépenses de fonctionnement, le déficit va donc augmenter. Malgré quelques recettes de hausses d’impôt, telles la surtaxe sur les hauts revenus de plus de 300 000 €, ou une taxe sur les sodas, des « recettes de poche » comme on enseigne à l’ ENA. Même situation en Grèce .
Du coup l’ Allemagne annonce qu’il n’ y a pas de refinancement à attendre de sa part dimanche prochain. Et Moodys confirme la prochaine dégradation du rating français, processus déjà commencé avec celle des trois banques il y a 1 mois. Moodys en rajoute en notant ( en langue de bois) que l’ »élection prochaine suscite des inquiétudes », traduction: les socialistes n’inspirent pas plus confiance. Pour ce blog qui anticipe sur les media officiels, le renchérissement du premier poste de dépenses dans le budget (celui des intérêts de la dette) sera dramatique, et propre à une prise de conscience.
Pour nos placements, ce jeu de la vérité est plutôt positif . Comme indiqué ici, le retour à la réalité est une condition nécéssaire du retour à des finances saines et donc, à la croissance. Mais seule la pression des faits peut l’imposer à l’opinion publique. Les marchés « parlent poliment avec un gros bâton à la main »… Sans cette pression, les peuples préfèrent le laisser-aller.
Peut-on déjà croire à la sincérité des élites politiques pour cesser de faire du déficit à crédit ? Non: ils n’ont pas encore intégré cette nouvelle donne, dans laquelle les marchés ne prêtent plus. Il faudra de nouvelles paniques pour les y contraindre. Avec ou sans les socialistes qui veulent « réenchanter le rêve français » Et surtout, la remise en ordre des finances US est remise à 2013 après leur élection. Entre temps, Wall Street va continuer son jeu de casino que rien ne lui interdit.Nous n’avons pas de complexe à avoir: la classe politique américaine n’est pas plus sage, ouverte sur le reste du monde, ni courageuse que la nôtre...
Peut-on revenir à l’achat , sauf en trading ? De nombreux cours sont déjà bradés. Les entreprises internationales font de bonnes affaires en Asie et ailleurs. Les publications d’IBM le montrent; celles de StGobain ou Michelin, ou Alcatel depuis 5 trimestres le confirment. La récession n’est pas pour elles, ou pas beaucoup. Nous l’avons indiqué depuis longtemps: des entreprises internationales qui gagnent bien leur vie en Asie, cotées au tiers des fonds propres, avec des dividendes alléchants quand les taux d’intérêt sont à 3%, des caisses pleines de cash. Pour un investisseur de long terme, ces cours sont alléchants. Pour le particulier qui ne peut pas anticiper sur une durée de plus de 5 ans, il faut craindre que la pression internationale et la panique ne fassent plonger les cours à leur niveau post-Lehman. 2600 sur le CAC comme indiqué ici.
Nous maintenons notre analyse, la même depuis plus d’un an: la fin de la dépression économique ne sera pas en vue avant 2013/2014. Le désendettement sera alors en marche pour les Etats et les particuliers. ce sera la fin du cycle de surendettement (mais pas du cycle économique de l’ hiver Kondratieff) né des attentats du 9/11 et de la réaction paniquée des USA. La bourse anticipera, comme toujours. Comme entre 1976 et 1981; ou entre 1933 et 1937.
L’analyse technique indique que la hausse peut se poursuivre en Europe. Le CAC peut toucher 3500. Mais ce serait l’amorce d’un bull trap avec pour risque le retour, une 3ème et dernière fois, sur 2600. Il faut des nerfs pour supporter cette volatilité. En attendant, du gros rendement sur des valeurs paisibles devraient permettre d’attendre au chaud. La recap des banques serait toutefois à jouer car déjà classées TBTF, elles seront alors assainies et précéderont la remontée des indices. Cette recap, quelle que soit son origine, est sans doute dans les cours.
Remontée des actions. Signatures privées plus recherchées que celles des Etats. Entreprises multinationales riches de cash et plus puissantes que bien des nations. Notre scénario depuis 9 mois se vérifie. Une nouvelle époque commence. La théorie économique l’ annonçait: la « destruction créatrice » fait son oeuvre. Il est temps de s’ adapter à une nouvelle donne.
Acheter des actions? Risqué, mai tellement tentant… aux prix actuels. Nous étions pessimistes avant le krach; nous avons en raison. Nous devenons plus optimistes après.
L’optimisme général est encore faible. Les « analystes » et commentateurs demeurent nerveux. Pourtant la politique confirme le retour à de nouvelles règles (ou, au contraire à de vieilles règles!): celle de l’ équilibre budgétaire en tête. Il va redevenir populaire comme en Allemagne ! Les salariés du privé commencent à regarder de travers ceux du public qui sont à l’abri de leurs statuts et ne souffrent pas de la mondialisation en exigeant des hausses de salaires et des privilèges façon SNCF. L’opinion publique instruite des malheurs de la Grèce et de l’ Irlande a pris conscience de la réalité. Les manifs contre l’austérité font pshit. Les élus peuvent sans prendre trop de risques électoraux, dire la vérité et en appliquer les conséquences. Voyez notre post précédent.
Il y aura encore des retours de flamme. Car le retour à l’ordre, même nommé « austérité » va révéler des squelettes cachés dans les comptabilités créatives des Etats et des banques. Mais les cloisons pare-feu sont en train de se mettre en place.
La 1ére: la recapitalisation des banques européennes et de GB .Il leur fallait amortir leurs pertes sur emprunts d’Etat sans descendre sous leurs ratios de fonds propres. Ce devrait être fait dans les prochains jours. A quand celle des banques US qui ne sont certainement pas des modèles de vertu ? Ou des chinoises qui ne sont probablement pas en meilleure situation que les banques japonaises en 1990? Mais celles d’ Europe avaient baissé plus que les autres, la remontée devrait être plus forte.
La 2nde : les plus grandes banques sont désormais classées TBTF (too big to fail). Leur avenir est donc garanti par la communauté des Etats civilisés. C’est un gros risque systémique de moins, surtout que les USA conservent encore le privilège d’imprimer du papier monnaie. Au niveau actuel de décote sur leurs actifs, elles sont bon marché. Un fait d’expérience.
Conséquences : Le secteur bancaire est au coeur du système capitaliste. Et pèse de 25 à 33% des indices. Les marchés ne remonteraient pas sans lui. Si on veut commencer à jouer la fin de la crise boursière ( attention: pas économique), elles sont un must.
Et puis les gros rendements et les entreprises internationales; surtout les 2 à la fois. Le krach a fait naître des occasions rares. Si notre raisonnement est juste, y investir devrait être récompensé, c’est la loi des marchés.
Enfin , quelques perles rares qui intèrêssent peu les analystes officiels ( le « sell side » ) des grandes banques parce que leur marché est relativement trop étroit pour leurs clients internationaux . Derichebourg, Pages jaunes etc. Voyez la rubrique meilleurs rendements des sites d’information boursière. Et choisissons ceux qui dont les rendements ou la capacité de reprise semblent raisonnables. Les recovery sont plus risqués que les investissements murs; mais beaucoup plus avantageux. Nous sommes à votre disposition.
La route demeurera chaotique. Le marché est encore aux mains de traders très court termistes. Mais, pour le capitaliste privé qui place son argent à 5 ans (horizon normal dans cette activité), le risque vaut d’être pris.
Des noms ? Vivendi ou les télécoms avec + de 10% de rendement et une forte présence internationale: la capitalisation de leurs coupons offre une protection contre la démagogie probable du politique qui voudrait leur prendre une partie de leur cash-flow. Alcatel ou St Gobain leaders mondiaux, l’ auto et ses fournisseurs : où est la crise quand Renault annonce qu’il battra ses records de production en 2012 ? Tels Faurecia qui demeure ignoré par routine des analystes ( la société s’est transformée et pèse plus que Valeo): Peugeot pourrait désormais en revendre une partie pour lui faciliter des contrats avec d’autres constructeurs; surement pas au prix actuel. Michelin. Et bien d’autres… En règle générale, les leaders mondiaux comme EADS, Cap G. ou Dassault Systèmes entre autres sont à surveiller en priorité car les grandes gestions pensent d’abord à eux; pas à le Bélier pourtant 1er européen dans sa spécialité. Mais ce ne sont pas eux qui ont le plus baissé.
Les marchés anticipent toujours. La sortie de la crise économique viendra du désendettement des consommateurs et des Etats. Qui pourront alors reprendre leurs dépenses. En attendant, le marché n’étant plus en mode panique, pourrait réévaluer ses excès à la baisse.