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Auto Entrepreneur, le régime qui fait grossir les revenus !
On connaissait l’EURL, la SARL, les SAS, les SA, les BIC, les BOK, les MUK etc…
Désormais c’est fini !!!
Créer « sa boite », n’était plus, depuis longtemps un chemin de croix juridiqo-administratif certes, mais cela demeurait chronophage et coûteux : annonces légale (250 euros au mieux) chambre du commerce (ou des métiers) 150 euros, greffes et impôts (dans les 150 euros), soit un total d’environ 500 euros et deux semaines de délais et de queue dans ces institutions aussi accueillantes et réactives que des comptoirs SNCF et de quoi décourager n’importe quel entrepreneur désireux de se lancer.
Dans le cadre de la LME (Loi de Modernisation de l’Economie), le nouveau statut de l’auto entrepreneur permet à tous, quelques soit sa spécialité et ses compétences juridiques de se lancer à son compte dans l’activité de son choix (service, vente et/ou production).
Les grandes lignes :
Terminé le raquette des « annonces légales » ; Avant il fallait payer sa dîme à un journal d’annonce légale pour que celui proclame au monde entier que l’entreprise Duchemole spécialisée dans le bidouillage de triplex à cadran rotatif était née…
Désormais, ce statut ne prévoit qu’une « déclaration » au CFE du coin (le Centre de Formalité des Entreprises) en vu d’obtenir un numéro siren (qui atteste de votre existence).
Fini, la rédaction parfois coûteuse de statuts totalement surannés prévoyant que votre boite était créée pour 99 an…, que vous vous engager à respecter la loi (.. ?) et que Blablablablablabl sur 7 à 12 qui n’étaient souvent que des copier coller du code du commerce.
Les avocats, notaires et autres privilèges des temps modernes en ont fait leurs choux gras et avaient atteins un tel niveau de complexité qu’il était quasiment impossible de s’en passer !
Désormais, créateur autonome d’un projet simple… vous pourrez sauter la case « Honoraires juridiques » sans passer par la case prison ! Et ceux, grâce à l’extrême simplicité de la procédure d’enregistrement et de l’organisation proposée.
La simplicité de la procédure d’enregistrement est telle, que cette étape ne peut plus être considérée comme un frein à l’entreprise.
Etudiants, retraités, actifs, même combat !
Ce statut est proposé à tous, sans distinction d’âges ni de « statut ». Les étudiants vont enfin pouvoir sortir des petits jobs au black et créer leur propre activité et les retraités, retrouver une place à part entière dans l’économie en leur nom propre, sans avoir à se soucier d’une éventuelle interdiction de travailler vu leur grand age (65 ans en France…).
Des maxima bien trouvés.
Le législateur a souhaité limiter le chiffre d’affaire réalisable par un auto entrepreneur, considérant à juste titre qu’au delà d’un certain montant de chiffre d’affaire il est nécessaire d’adapter sa structure en intégrant des outils traditionnels (comme la comptabilité, qui n’est pas obligatoire pour les AE), mais aussi en assurant mieux sa protection sociale et en protégeant mieux les créanciers de l’entreprise (ce qui est le principal but des statuts et du capital).
Mais ces maxima sont assez larges pour assurer un confortable complément de revenu ou un revenu principal acceptable.
- 31.000 euros pour une activité de service
- 81.000 euros pour une activité de négoce.
Pour les entreprises aussi, ce statuts est une aubaine, c’est l’occasion d’intégrer dans leur modèle des consultants et autres indépendants dans tous leurs métiers sans passer par des cabinets spécialisés et forts coûteux…
En bref, ce nouveau régime se caractérise, fait rarissime en France, par sa simplicité, il n’est certes pas exempts de quelques défauts (micro régime = micro couverture social) mais il va permettre à des milliers de personnes de se lancer en leur nom propre en entreprenant une activité professionnel, complémentaire ou principale ; Ce statut réhabilite la notion de libre entreprise, principe fondamental d’une grande démocratie dans laquelle chacun devrait être en mesure de créer son activité économique sans être entravé dans sa démarche par une quelconque corporation ou n’importe quel « machin » para publique.
A²
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