Le soleil tourne autour de la terre…! Méfiez vous des évidences

… et donc le début d’un nouveau cycle.

Résumé des épisodes précédents:

En 2008, les gandes banques internationales se retrouvent proches de la déconfiture, c’est à dire, de la fermeture. Elles sont surprises par la simultaéité de 2 évènements:

                             le 1er: fin du cycle de croissance initié par Mr. Reagan en 1981. Marqué par une croissance forte aux USA et dans le reste du monde, des taux en baisse jusqu’à 1%,  des cours de bourse multipliés par 11 , une inflation contenue. 27 ans de prospérité, c’est exceptionnel. Mais tout a une fin.

                               2: le début de pratiques financières aventureuse, dans l’ immobilier et la gestion à base de produits dérivés dont le garant ultime était…le premier assureur mondial, AIG. Comme toujours en fin de cycle économique.

En 2000 déjà les premiers signes annonciateurs d’une fin de cycle étaient là. L’ attentat du « 9/11″ a conduit les autorités paniquées à relancer la machine par injections massives de crédits. Justifiées par « la guerre contre le terrorisme ». Ce qui a permis toutes les bulles classiques liées à l’ excès de liquidités.

La faillite Lehman a obligé les autorités financières à sauver les gros. A tout prix. Et à soutenir les programmes de dépenses des gouvernements en achetant leurs bons du Trésor et autres obligations. Sans compter. Ce sont les QE 1 et 2.

1er résultat: à part les actionnaires de Lehman et Bear-Stearns, toutes les grosses fortunes US, celles qui controlent le secteur financier et la Fed avec !(Morgan, Mellon etc…)sont sauvées. Pour faire plaisir au peuple, on a aussi sauvé GM et ses 120000 emplois. Tant mieux pour eux et tant pis pour les petites boites et les petites banques. Dommages collatéraux. « Quand le gros commence à maigrir, le pauvre est déjà mort ». C’est une loi de la nature.

2nd résultat: ces grosses fortunes ont eu ainsi le temps de se remettre en ordre dans la prudence pour passer la prochaine tempête, celle de la remise en ordre des finances publiques.  Car elle n’ a été que différée. Les déséquilibres et les dettes doivent être réparés. La situation actuelle de déficits publics est intenable à moyen terme.  

Puisque les riches et puissants sont à l’ abri, que leurs banques et assurances sont sauvées ou presque et leur rôle politique avec, on peut commencer à remettre de l’ ordre dans le système financier. Cynique ? c’est la loi de ce monde. Comme toujours.

Un signal fort:  SPIIa décidé de  commencer à dégrader, ce jour, la dette des USA. L’ agence aurait du le faire depuis longtemps, comme elle a fini par le faire pour les PIIGS, mais les autorités lui en auraient voulu alors qu’ elles se débattaient dans les affres d’un krach général: pourquoi en rajouter?  C’est Le signal que la remise en ordre devient politiquement possible. Elle passera par la hausse des taux au moins au niveau de l’ inflation+2% environ:  le 7/10 ans à plus de 5%, si l’ inflation n’explose pas; sinon, on a vu 13% avec Mr. Volcker en 1982 . Et par le contrôle des dépenses publiques, malgré les lobbys de toute nature, l’ austérité comme on dit en France. Au niveau de l’ état fédéral et des 51 états de l’ union. Les « powers that be » comme on dit là-bas pour nommer les vrais décideurs ont intérêt, désormais à cette remise en ordre.

Conclusion:

 Hausse des taux, contraction des dépenses publiques, dévaluation compétitive du $, des prix en bourse qui ne sont pas ceux d’une sortie de crise, un immobilier toujours dans le trou avec 2 années de stocks à écouler faute d’ acheteurs solvables (et qui le seront encore moins avec la hausse des taux).  Ce sont les ingrédients d’une nouvelle baisse des cours.

Y rajouter, selon la loi de Murphy  (dite aussi de l’ em….t maximum), une coïncidence regrettable:  la surchauffe en Chine avec une forte inflation dangereuse pour le calme des masses. On a vu ses effets dans les pays arabes. Il faut la juguler aussi vite que possible. La Banque centrale du peuple augmente donc les réserves obligatoires et remonte son taux.  Ce qui va permettre aux USA d’ en faire autant  (est-ce vraiment une coïncidence?). Si la Chine refroidit, nos exports vers elle vont souffrir. Il s’agit de nos grandes entreprises.

Au total, rien qui permette d’augurer d’une nouvelle phase de hausse des  bénéfices dans les entreprises, financières et industrielles. Sans compter les pertes sur emprunts d’ états tels que la Grèce ou autres, 90 millliards pour les seules banques françaises. Un cycle de baisse des bénéfices parait probable, après leur reprise de 2009 et 2010 obtenue par des licenciements plus que par la hausse des chiffres d’ affaires.

Que faire ? :

sortir des grandes valeurs internationales. Comme déjà indiqué dans nos posts précédents. Et de l’ immobilier. Et des obligations. Garder son cash au chaud puisque , dans une baisse « cash is king ». Même s’il ne rapporte pas grand chose, mais ça va s’ améliorer avec la hausse des taux. Quand les media nous annonceront la fin du monde capitaliste, on reviendra à l’ achat avec d’ excellentes perspectives de gain foudroyant. Parce que les PER seront revenus vers les 10 qui marquent la sortie d’une crise boursière.

On ne garde que des valeurs spécifiques parce qu’ elles sont injustement dépréciées. Notre liste comprend surtout des valeurs moyennes ou petites selon les standarts des grandes gestions. Nos clients ont cette liste. Les valeurs n’ y sont pas prestigieuses comme GE ou Google mais qu’importe? Nous voulons du rendement et de la « value ».  Gages de la sécurité. Et tant pis pour votre banque qui continuera à vous proposer ses produits conçus pour une époque dépassée (avec ses commissions non liées aux performances, bien sur). Observez que leurs Sicav actions et autres FCP sont toujours en baisse par rapport à l’ an 2000, malgré la remontée des 2 dernières années.  You have been warned!

Comme toujours dans l’ histoire de la bourse, une 2nde jambe de baisse doit intervenir avant de parler de la fin de la dépression. Lehman fut la 1ère. La 2nde annoncera le début de la fin. Si elle a lieu au 2nd semestre / début 2012, ce serait conforme aux enseignements de l’ analyse technique. Il n’ y a aucune raison de dire que , » cette fois-ci c’est différent ». Seul le timing est incertain. You have been warned.

1 COMMENT
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[...] un procès public…. ). Nous avions décrit ce schéma dans notre post du 18 Avril dernier [le debut de la fin].  Est-ce que ça recommence [...]

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